J’ai voté en faveur de l’interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans.
Ce choix est guidé par une conviction profonde : depuis trop longtemps, les grandes plateformes numériques imposent leurs logiques commerciales au détriment de la protection de nos enfants. Harcèlement en ligne, exposition à des contenus violents ou inadaptés, mécanismes d’addiction, atteintes à la santé mentale… Ces dérives ne sont plus marginales. Elles constituent aujourd’hui un système.
Face à cette réalité, l’État doit reprendre la main.
La protection de l’enfance ne peut pas être subordonnée aux intérêts économiques des géants du numérique. Notre responsabilité de législateur est claire : fixer des limites, encadrer les usages et défendre l’intérêt général.
Réguler ne signifie pas interdire aveuglément. Réguler, c’est assumer pleinement notre rôle, poser un cadre protecteur et agir lorsque la loi du marché menace le bien-être des plus vulnérables.
Protéger les mineurs aujourd’hui, c’est refuser de laisser les logiques purement marchandes dicter l’avenir de notre société.
Cette interdiction n’a toutefois de sens que si elle s’accompagne d’un travail de fond sur la régulation des plateformes. Nous devons empêcher les contournements des systèmes de vérification de l’âge, renforcer les contrôles et exiger une véritable responsabilité de la part des acteurs du numérique.
La protection des mineurs passe aussi par des plateformes enfin responsables.
C’est un combat pour la santé mentale de nos enfants, pour leur sécurité, et pour une société numérique plus éthique. Nous devons avancer avec détermination, car il en va de l’avenir de toute une génération.
