Mercredi, à l’Assemblée nationale, j’ai voté en faveur de la déclaration du Gouvernement sur la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée, lors du débat suivi d’un vote en application de l’article 50-1 de la Constitution.
Le narcotrafic gangrène nos territoires, alimente des violences toujours plus graves et fragilise notre pacte républicain. Face à cette menace, il est indispensable d’agir avec détermination. Le vote de cette déclaration marque une étape importante pour renforcer l’arsenal judiciaire et donner davantage de moyens à la justice, à la police et à l’administration pénitentiaire.
Mais cette lutte ne peut pas se limiter à la seule répression, aussi nécessaire soit-elle. Elle doit s’inscrire dans une approche globale, équilibrée et cohérente, qui associe prévention de la délinquance, accompagnement social, protection de la jeunesse et respect des droits fondamentaux. Assécher le narcotrafic, c’est aussi s’attaquer à ses causes profondes et couper les réseaux de recrutement et de distribution qui prospèrent sur les inégalités et les fractures sociales.
Les annonces du Gouvernement, notamment la préparation d’un nouveau projet de loi et le renforcement des moyens humains et financiers de la justice, vont dans le sens d’une réponse plus efficace. Je resterai toutefois vigilant pour que ces mesures soient réellement utiles, efficaces et respectueuses de l’État de droit.
La lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée est un combat collectif. Elle exige de la fermeté, de la constance et une vision de long terme. C’est dans cet esprit que j’ai apporté mon soutien à cette déclaration et que je continuerai à agir.
