Il ne s’agit pas ici de dire oui ou non aux Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2030, mais de faire en sorte que ces Jeux puissent se dérouler dans de bonnes conditions.
Car au-delà de l’aspect sportif et de la performance de nos athlètes et para-athlètes, l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques doit s’inscrire dans un projet durable et adapté aux spécificités locales.
Dans un contexte budgétaire difficile, en particulier pour le sport, ce sont la rigueur et la transparence en matière de coûts qui sont attendues. Les aménagements en matière d’infrastructures devront s’inscrire dans la durabilité.
Avec mes collègues du groupe Socialistes et apparentés, nous avons proposé plusieurs mesures en ce sens, sans toujours être entendus en séance comme en CMP. Il relevait pourtant de notre responsabilité de législateur d’encadrer d’autres points majeurs du projet de loi :
Nous avons permis d’inscrire les JOP 2030 dans une trajectoire zéro déchet et zéro plastique à usage unique, contribué à la suppression de la nouvelle exonération à l’objectif ZAN voulue par le Sénat, et limité l’utilisation de la publicité.
Nous avons renforcé la transparence sur les rémunérations du COJOP et sur la destination des reliquats et excédents d’exploitation, afin de garantir qu’ils servent aux actions d’héritage et au développement du sport.
Désormais, les clubs seront tenus de mettre à disposition leurs sportives et sportifs lorsqu’ils sont convoqués pour participer aux Jeux Olympiques et Paralympiques.
Les départs au sein du COJOP préoccupent légitimement, car l’organisation d’un tel événement exige de la stabilité dans la gouvernance. L’absence, à ce stade, du soutien de partenaires privés de premier plan interroge également sur l’enveloppe budgétaire. Cette situation doit prendre fin très rapidement, au risque de prendre de nouveau du retard.
La spécificité des #JOPAlpes2030, avec des épreuves réparties sur deux régions et dans un environnement en mutation, nécessite une vision de long terme, des mesures opérationnelles adaptées et budgétairement soutenables. C’est à cette condition que nous aurons des Jeux exemplaires et un héritage concret pour les territoires concernés.
En ces temps troublés, les Jeux Olympiques et Paralympiques offrent un horizon de partage et de concorde, une parenthèse universaliste et festive. C’est une occasion unique, pas seulement pour celles et ceux pour qui la participation aux compétitions olympiques et paralympiques est l’aboutissement d’une vie.
Ce rappel et cet espoir n’empêche pas que des questions légitimes et des points de vigilance subsistent et doivent être contrôlés et encadrés. C’est là que le travail parlementaire prend toute sa dimension et tout son sens.
